Le jazz est une grande famille… dont Marcel Loeffler a rassemblé quelques ténors à l’occasion de la dernière soirée du festival Musique et culture qui a fait l’actualité culturelle colmarienne durant deux semaines.
Porte-drapeau du Jazz « alsacien » et senti il y a une décennie, l’accordéoniste a depuis franchi bien des étapes, invité à se produire aussi bien outre-Atlantique qu’au Japon…
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…Dans son rôle de leader discret et fédérateur, il incite ses compères à donner, à chaque occasion, le meilleur d’eux-mêmes, allant à la rencontre de répertoires qui ne sont pas originellement les siens, poussant « l’autre » à s’intéresser au sien ; une démarche effectuée par les invités de la seconde moitié du concert donné dimanche soir aux Catherinettes. Après un début mezzo-voce (Session, Amours secret) en compagnie de ses fidèles accompagnateurs, Cédric Loeffler (son fils) à la guitare et Gautier Laurent à la contrebasse, le groupe a peu à peu pris de l’épaisseur (musicale) et de la hauteur avec l’arrivée, successivement, de deux complices de longue date, guitaristes de la meilleure école des gens du voyage. Avec Railo (Helmstetter) et autour de compositions telles que Take back et Valse for Debby, c’est le classicisme instrumental qui a été célébré ; avec Engé, c’est au foisonnement qu’est allée leur préférence ; l’étonnement, c’est avec la voix « angélique » d’unifilaire, Tosca (Helmstetter, la fille de Engé), qu’il s’est manifesté, autour d’une Chanson pour Max un petit peu hésitante dans ses premiers instants puis dans un Chant tsigane de belle densité.
Le mélange des genres, l’abolition des frontières et la grande fraternelle des jazzmen ont pris leurs aises avec les chassés-croisés sur scène du bandonéoniste argentin Juanjo Mosalini, de l’accordéoniste italien Renzo Ruggieri et du chanteur basque André Minvielle.
Fusion des genres
Accordéon de Marcel Loeffler s’est fait sud-américain, sonnant en contre-chant de son confrère en soufflets sur Thomas Tosca et Ultima corda joués en duo ; la modernité sonore s’est invitée sur scène lors d’un duo/duel qu’il a mené en compagnie de son confrère transalpin tandis qu’avec l’onomatopéique iconoclaste « délires assumés » qu’ils avaient puisé leurs matériaux, musiques signées Gus Viseur, Lionel Hampton et Charlie Parker. Les yeux noirs et une czardas, donnés en bis par tout le collectif, ont pour leur part donné lieu à quelques fusions des genres du plus bel effet…
L’Europe de l’est au son du bandonéon et avec l’accent du sud-ouest !

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B. FZ. - DNA avril 2015

Le bel esprit de famille de Marcel Loeffler
Un fils, deux cousins, trois amis et une perle, réunis autour de Marcel Loeffler ont fêté le printemps colmarien avec un swing manouche qui fait mouche aux Catherinettes.
Parfois un rien artificielle et pure opportunité, la réunion de talents individuels rassemblés sous une bannière fédératrice mais sans passion peut quelque fois laisser l’auditeur insatisfait. Mais lorsque la synthèse et l’osmose se font naturellement, lorsque l’émotion naît d’une interprétation généreuse et sensible, lorsqu’une forme d’intimité musicale finit par lier les interprètes à leur public, un concert devient un instant béni, une inestimable parenthèse dans le quotidien atone. Exactement comme c’était le cas dimanche soir aux Catherinettes pour la soirée de clôture du Festival Musique et Culture…
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…De Bach à Ferrat
Et c’est en parcourant des univers aussi différents que ceux du tango et de la valse, de l’art de la fugue et de l’air des chants tziganes, du swing manouche et de la chanson française, et en faisant quelques truculentes incursions dans les onomatopées et le jeu sonore des mots, que Marcel Loeffler et ses invités d’un soir ont fait briller les feux d’une musique-passion, avec l’accordéon et le bandonéon comme trait d’union. Une musique délivrée avec une générosité rare, à l’image de Renzo Ruggieri, dont les doigts ont parcouru le clavier de son accordéon à la vitesse d’un lévrier lancé sur un champ de course. Ou encore celle offerte par Juanjo Mosalini, dont le bandonéon a semblé prolonger son âme, son cœur et son esprit.
Une apparition
Visage d’ange, voix pure en devenir et grand courage : Tosca, encore très jeune cousine de Marcel Loeffler, s’était avancée au micro avec une touchante gaucherie. Le temps de la Chanson de Max et d’un touchant chant tzigane, le cœur du public avait chaviré. Son passage avait pris les allures d’une apparition, une sorte de petit miracle, une victoire de l’innocence sur le calcul. Chauffé à point par un éblouissant « Libertango », encore transpercé par « Les yeux noirs », le public allait découvrir tout à la fin que sa propre timidité pouvait être vaincue. En murmurant plus qu’en chantant les paroles de « La montagne » de Jean Ferrat, pour un unique et impressionnant rappel, la salle avait exprimé elle aussi son âme sensible, son tendre et affectueux respect. La plus élégante des façons de se quitter avec l’espoir de se revoir.

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Thierry Sherrer - L’Alsace avril 2015

Ce disque a un son, le son d'un groupe. J'ignore si ces quatre musiciens ont l'habitude de travailler ensemble, mais c'est tout comme, deux d'entre eux (Jean-Yves Jung et Jean-Marc Robin plus Franck Wolf invité sur un titre) figurant dans le groupe de Bireli Lagrène. Et même si sur le ternaire la basse électrique de Gilles Coquard associé à la batterie de Jean-Marc Robin n'est pas trop à mon goût, sur les autres pulsations (le swing est ici l'exception) …Lire la suite…

…ils ont des idées qui contribuent à la belle circulation de la musiqueau sein du quartette. Le travail de longue haleine, c'est ce que trahisent encore le naturel des arrangements, les propositions de Jean-Yves Jung, la parfaite disposition de son piano dans l'espace qu'il partage avec l'accordéon. L'air de rien, les deux mains du pianiste construisent des solos au cours desquels jamais l'imagination ne fléchit. Mais sans tirer la vedette à lui, parce qu'il pense groupe constamment, c'est Marcel Loeffler qui nous impressionne le plus. Peut-être pour avoir entendu l'accordéon trop chercher à résoudre sa problématique dans les musiques du genre, les effets de soufflet ou les excès de virtuosité. Sans état d'âme ni faiblesse, Marcel Loeffler s'assume en jazzman, déroulant des chorus d'une logique jamais attendue dont le feeling, pour n'être jamais démonstratif, n'en est que plus authentique. Cédric Loeffler apparaît pour donner un élégant tempo à son père le temps d'une originale valse musette, ultime tour de moulin à poivre sur ce disque plein d'essort.

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Alfred Sordoillet - Jazz Magazine juillet 2012

Un hommage à Gus Viseur, au sens large, puisque l'on commence par un swing médium " For Steph " de Mandino Reinhardt et que l'on y croisera par la suite une valse à pompe latine d'Hono Winterstein, une bossa et un boléro de Cédric Loeffler transcendés par les improvisations de notre accordéoniste. Il livre trois nouvelles compositions : " Espérance ", valse en solo dans un style qui évoquerait plutôt la lignée Murena/Azzola et met en valeur le potentiel…Lire la suite…

…de son nouvel accordéon, un swing vif qui fait bondir la douce clarinette de Raymond Halbeisen (Latcho Divéss) et la " Balade des émotions " qui renvoient à cette décontraction si particulière à Gus (ici magnifié dans sa valse " Ombrages ") et le démarquent de la technicité raide et nerveuse du manouche contemporain. " Le bal du petit jardin " du clarinettiste Marcel Pomes relève de cette même tendresse et renvoie évidemment aux fréquentations de Viseur en ce bal de l'avenue de Clichy, rendez-vous des musiciens manouches. Ancien guitariste de Django et de Gus, Roger Chaput est le signataire de " Lorsque Django jouait " (l'ébene de Raymond Halbeisen nous rappelle à cette occasion qu'André Lluis prêta lui aussi son anche tant au génial guitariste qu'au dédicataire de ce disque). Mais venons enfin aux œuvres de Viseur : " Ombrages " et " Soir de dispute " feront tourner les têtes, André Minvielle fait ronfler la " Flambée Montalbanaise " comme jamais et " Philippe's Stomp " dédié au trompettiste Philippe Brun a des allures de Grand Prix de Formule 1. Reste un pot-pourri innatendu où les merveilleuses valses de Jo Privat (" Sa préférée ", " Mystérieuse "), Murena (" Indifférence ") et Gus (" Le tricheur ") alternent avec les quatre parties d'une suite originale (" M.Lo "). Tout ceci, mené avec ce qu'il faut de swing, d'autorité et de discrétion.

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Alfred Sordoillet - JazzMan n°00 le date

Marcel Loeffler est issu de la grande famille des Manouches d'Alsace. Depuis le début des années 80, il incarne une certaine idée de l'accordéon. Unissant avec poésie le swing du musette à celui du jazz, il rend hommage à Gus Viseur. Un tel regard porté sur l'œuvre de " Tatave " - pour beaucoup l'équivalent d'un Django Reinhardt au piano à bretelles - manquait, et la réussite de ce projet réjouit franchement. Loin de toute démonstration e magnifiquement entouré, Marcel Loeffler brille dans tous les registres.

Bruno Guermonprez - SoJazz n°00 le date

Ce manouche alsacien qui compte sur la scène de l'accordéon jazz français depuis le milieu des années 80 vient d'enregistrer un hommage à Gus Viseur pour Dreyfus Jazz. Retour sur une carrière déjà riche. Il a connu le destin de nombreux accordéonistes meurtris de voir leur instrument se laisser corrompre par la vulgarité. La musique, il a grandi dedans, avec un père guitariste, un grand-père et un oncle violonistes.Lire la suite…

Il se met à l'accordéon à l'âge de 4 ans un soir de Noël avec un petit modèle trouvé dans son soulier. Le soufflet et l'anche libre seront désormais sa raison de vivre. Son père est amateur de jazz américain. Avec lui, il découvre Django, bien sûr, mais aussi Nat King Cole, Frank Sinatra, Duke Ellington, puis, de fil en aiguille, Milles Davis, Joe Zawinul qui compte parmi ses compositeurs favoris. Mais il se passionnera aussi pour la musique classique, Bach en tête (dont on retrouvera la trace sur les titres conclusifs de ses albums " Sessions " et " Hommage ", respectivement " Opus 2000 ", qui commence comme une choral et la bien nommée " Fugue tempérée "). Il passe aussi ses nuits à relever ses idoles accordéonistes, Gus Viseur et Art Van Damme. Quel contraste avec ce qu'il joue depuis l'âge de dix ans dans les bals où il accompagne son père et où il constate amèrement le désintérêt du public pour tout ce qu'il aime ! La mélodie ? Aussi, vers l'âge de 16-17 ans, se détourne-t-il de l'accordéon pour jouer du synthé dans les groupes de rock et de variétés. Mais dans les années 80, le monde de l'accordéon commence à bouger et l'album " Trois Temps pour bien faire " de Marcel Azzola avec le duo Caratini-Fosset ne va pas tarder à lui montrer la voie. En 1984, son ami guitariste Mandino Reinhardt l'entraîne dans une aventure collective à géométrie variable qui durera, Sweet Chorus, où la présence d'un vibraphone nous rappelle les antécédents d'Art Van Damme. Dix ans plus tard, Loeffler tente l'électrification et se partage avec Jean-Philippe Rykiel les synthés de " vago ", dont la pochette en braille nous rappelle la cécité des deux compères. À l'époque de cet échec reconnu par son auteur, il enregistre son album le plus purement jazz, le remarquable " Sessions " avec le pianiste Jean-Yves Young. Puis, au sein de " Note manouche ", il retrouve Mandino et la rythmique manouche (Joselito, frère de Marcel, et Dino Mehrtein, neveu de Mandelino), tout en gardant ses distances avec la tradition. Ses arrangements et ses compositions illustrent l'influence d'Azzola entre bop (" A long travel "), valse jazzée (" Conférence ") et novelty fox revisité (" Sur les ponts de Paris "). Il a beau regarder la nouvelle vague manouche avec scepticisme (" ils jouent trop vite… et tous pareil "), la tentation est trop forte : en 2005, au Chant du monde, il publie " Source manouche ", dont il confie la pompe à Cédric et Joselito, et où s'invitent Azzola et le neveu Yorgi Loeffler. " C'était plus classique, mais ces gens apportaient fraîcheur et énergie. " " Hommage " y fait suite deux ans plus tard avec de de nouveaux jeunes invités (David Reinhardt, Dino, Costel Nistecu). Pour Francis Dreyfus, à l'automne dernier, il a enregistré " Arround Gus ", pour lequel il dévoile un nouvel accordéon qu'à créé avec sa collaboration Stéphanie Simon. Elle l'a doté d'un nouveau jeu de basse et accords composés du clavier de main gauche. Son idole, Gus, méritait bien ça : " Personne d'autre n'interprétait les valses ainsi ! C'est beau comme un tzigane jouant du violon "

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Franck Bergerot - JazzMan numéro 617 - Octobre 2010

Marcel Loeffler swing dans le Viseur " Gus Viiseur est pour les accordéoniste ce que Django représente pour les guitaristes. Je retiens d'abord sa sensibilité, son émotion. Ce n'est pas la technique qui prime dans son jeu, plutôt la musicalité, la subtilité." Marcel Loeffler a découvert les enregistrements de Gus Viseur lorsqu'il était gosse. Lire la suite…

Le disque De Clichy à Brodway. "J'étais fasciné par ce son sur ses valses qui sont devenues des classiques. Il jouait comme un violoniste tzigane : il faisait pleurer, rire, danser. Je ne m'en suis jamais lassé." Marcel Loeffler a appris l'accordéon en autodidacte. À 8 ans, son père guitariste manouche l'emmène avec lui en tournée. Il joue dans les bals de sa région, dans l'est de la France. Le soir, il écoute les vinyles de ses maître, Gus Viseur en tête. " Il faisait le lien entre la musette et le jazz des Américains. Il s'est fait virer de nombreux bals et dancings par ce qu'il ne pouvait s'empêcher de créer. " Tatave, comme on le surnomme, s'exilera même au Canada dans les années 60, pour revenir en 1971 avec un album jazz, " Swing Accordéon ". Ses premières années sur la route, Marcel Loeffler a aussi le spleen quand il doit répéter soir après soir les mêmes paso doble. Il découvre Art Van Damme, les accordéonistes be bop, Gordon Flemming, Mat Mathews. Puis Marcel Azzola, une autre école de l'instrument. Les musiciens manouches le sollicitent. Son cousin Biréli Lagrène, son complice Mandino Reinhardt, Yorgui Loeffler, Dorado Schmitt. Sur scène, même sans être meneur, on note ses interventions, son style poétique. Pour son retour en leader, il est accompagné ici par son fils, Cédric, guitariste." Around Gus " se partage entre thèmes de Gus Viseur et morceaux originaux. " Je tiens à la dimension mélodique. C'est essentiel pour moi. La virtuosité peut devenir envahissante. Parfois chez les guitaristes, ça tourne à la compétition. C'est presque anti-musical tant c'est exagéré. " Lantithèse de son style.

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Romain Grosman - SoJazz numéro 00 - date

L'accordéoniste manouche Marcel Loeffler (pour moi LA révélation de ce disque) improvise avec une maîtrise et une subtilité harmonique et rythmique dignes des spécialistes américains tels Mat Mathew, Pete Joly, et autre Art Van Damme (...) Ghislain Muller apporte à la formation un solo particulier et se révèle débordant de lyrisme à l'occasion de " What Is This Time Called Love ? "

Claude Ober - Jazz Magasine n°334

Marcel Loeffler, style et gentillesse. Idoles d'enfance : Django Reinhardt bien sûr, mais également Gus Viseur, premier styliste du jazz à l'accordéon, sont ses idoles d'enfance. Adulte, c'est l'accordéonistes Marcel Azzola qui a été sa plus belle rencontre. L'alchimie s'est faite aussi bien musicalement qu'humainement : comment s'en étonner face à ce souriant virtuose.

Jenny Ulrich - Dernières Nouvelles d'Alsace

Marcel Loeffler est un de ces gitans aux doigts si fins de nostalgie, de lumineuse vélocité, d'amoureuse approche des mots. Il voit le cœur de chaque chanson. Il me prête ses mains, je lui prête mes ailes, et le voyage est magique dans l'humour et le délire.

JMK

Marcel Loeffler Quartet Concert filmé au New Morning, à Paris, en 2002. Réalisation : Patrick Savey. 58 mn. Pourquoi diable les grands accordéonistes de jazz sont-ils aussi méconnus ? Aucun don ne fait défaut à Marcel Loeffler. 11 le démontre en une heure de concert Finesse du toucher, élégance des phrases, originalité de l'imagination, scénario irréprochable des improvisations. L'Alsacien est salué par les spécialistes depuis plus de vingt ans… Lire la suite…

…et enregistre une ovation méritée à chacun de ses passages. Pourtant, qui peut citer un accordéoniste de jazz français, en dehors de Marcel Azzola et de Richard Galliano ? Constatation ressentie encore plus injustement après la riche et dense prestation de l'aveugle de Haguenau. De plusieurs pièces, comme Dino ou Goût bulgare, surgit le tracé des longues routes de l'Europe centrale. L'influence manouche perce. L'instrument à soufflet la porte haut. Rien de très surprenant. Le plus jazzman des Tziganes lui-même, le guitariste Django Reinhardt, réclamait souvent la présence d'accordéonistes dans ses formations. La soirée réserve un moment de grâce : un duo entre le leader et un pianiste, également non-voyant. Le public écoute, abasourdi, cet échange tout en délicatesse, en intériorité, et de surcroît frappant d'originalité. Puis revient le quartet au complet : Jean-Yves Jung au piano, Olivier Strauch à la batterie, Gauthier Laurent à la contre-basse. La patte du réalisateur Patrick Savey se reconnaît sans l'ombre d'une hésitation. Sa caméra s'attarde cette fois plus que de coutume sur les doigts de Marcel Loeffler. Lesquels, pour localiser les boutons, glissent avec la vitesse et la sensibilité du lézard sur le clavier. Voir la vidéo >>>

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Bruno Pfeiffer - Télérama n° 2894 - 29 juin 2005

Après l'excellent " Source manouche " voilà le nouveau disque de l'accordéoniste Marcel Loeffler ; Si la rythmique est la même : Gauthier Laurent, contrebasse, Cédric et Josélito Loeffler, guitares d'accompagnement, Marcel a souhaité inviter pas mal d'amis musiciens pour être le plus éclectique possible, car il aime les couleurs différentes. Quatre guitaristes solistes (et non des moindres) interviennent selon les titres : Mandino Reinhardt, compagnon de route de Marcel… Lire la suite…

…depuis 30 ans (le disque démarre par une composition de Marcel " N°13 " tout à fait dans la veine de Note Manouche), Dino Mehrstein, talentueux guitariste dont on ne parle pas assez reprend l'une de ses compositions avec un excellent chorus très école américaine, Yorgui Loeffler, jeune cousin de Marcel se fend sur " Charleston " d'un chorus virtuose et ravageur dans le plus pur style manouche, David Reinhardt, pour une relecture très sensible d'une histoire simple, magnifique composition de son père, Babik. Le violoniste Costel Nitescu est aussi de la fête de même que la chanteuse de jazz Cécile Verny qui officiait au sein de Sweet Chorus il y a 20 ans ; elle intervient sur 3 titres dont 2 à contre emploi, " Sous le ciel de Paris " et surtout " Dis quand reviendras-tu ? " de Barbara. Si Boulou et Elios en avaient récemment enregistré une remarquable version instrumentale, la reprise chantée était plutôt risquée tant la version originale semble indépassable. Cécile y imprime sa marque de manière convaincante, magistralement accompagnée (le mot est faible !) par Marcel. L'accordéoniste manouche aime toutes les musiques ou presque ; il passe sans problème de " Groovin' high " de Parker (avec Costel et David) à " Rythm futur " de Django, de " Solitude " d'Ellington (l'occasion d'apprécier l'élégance du phrasé de Mandino) à " Ma référence ", jolie valse de sa composition déjà présente sur son précédent album. Marcel signe 3 autres titres : cf. le très funky-fusion " L'œuf-coque " dans une version de 12' enregistrée live à Auxerre avec le bassiste Gilles Coquard et le guitariste Enge Helmstetter, Fugue tempérée, en trio avec Costel et Gauthier, morceau d'inspiration classique qui glisse progressivement vers le jazz et l'improvisation ; c'est le dernier titre du disque mais attendez un peu avant d'éjecter la galette car après un silence de quelques secondes, Marcel remet le couvert pour un long solo dont il a le secret. Bien sûr on pourrait lui reprocher un manque d'unité tant il est difficile de conserver une ligne directrice en explorant des esthétiques aussi différentes, mais Marcel joue terrible : phrasé aérien, improvisations intarissables, envolées classieuses, sensibilité énorme… Il est partout chez lui dans la musique ; tout est brillant. A signaler un bonus DVD de 30' où les témoignages chaleureux de ses complices alternent avec des extraits en studio ; car il ne s'agit pas seulement de musique mais aussi d'amitié. Ceux qui ne connaissent pas Marcel apprécieront sa simplicité, son humilité et l'intelligence de ses propos. Indispensable !

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Francis Couvreux

Festival " Terre des musiques tsiganes " L'accordéoniste Marcel Loeffler et ses nombreux invités ont clôturé dimanche le festival " Terre des musiques tsiganes ", au jardin des Deux-Rives à Strasbourg. Durant plus de trois heures, l'accordéon de Marcel, les guitares de Yorgui, Cédric et Josélito Loeffler ainsi que le contrebassiste Gautier Laurent y firent vibrer l'assistance sur des thèmes de jazz manouche, de tangos et de valses. Les musiciens tournent, se relaient, s'absentent, dans un jeu de chaises musicales où seul demeure toujours Marcel Loeffler, indétrônable, partageant la scène avec ses invités - Dino Mehrstein, Costel Nitescu, Engé Helmstetter, Gilles Coquard, Mandino Reinhardt… Les thèmes pulsés et entraînant de " La Montagne Sainte-Geneviève ", de " Nature " ou de l'incontournable " Minor Swing " ont rendu là hommage à Django Reinhardt, dignement représenté ensuite par son talentueux petit-fils david…

Vincent Lavigne - DNA

Le disque d'émois Si le jazz dit " Manouche " est traditionnellement représenté par des guitaristes (quoi de plus naturel si l'on considère que c'est Django, le plus grand d'entre eux, qui en fut l'initiateur), n'oublions pas qu'il existe aussi des " exceptions instrumentales " auxquelles appartient, entre autres, l'accordéoniste Marcel Loeffler. Héritier de Gus Viseur et d'Art Van Damme, ce quinquagénaire à la carrière déjà bien remplie… Lire la suite…

…avait invité, dans son précédent et mémorable opus (" Source manouche ", " Le Chant du Monde "), quelques pointures, dont Biréli Lagrène et Marcel Azzola. Il reprend ici la formule avec Cécile Verny, chanteuse expressive au timbre de voix admirable ; Costel Nitescu, fantastique violoniste au swing incandescent (" Charleston ") ; et les brillants guitaristes Mandino Reinhardt, Dino Mehrstein, Yorguy Loeffler (époustouflant sur " Rythme Futur "), et David Reinhardt, dont la personnalité s'affirme de jour en jour. (cf. sa pénétrante relecture du dizzygillespien " Groovin' High ", et l'émouvant " Une Histoire Simple ", écrit par son père Babik). Deux titres proviennent d'un Live au Théâtre d'Auxerre (2006), et l'un d'eux, " L'œuf Coque ", contient un formidable solo du bassiste Gilles Coquard. Outre de superbes dons de compositeur (" N°13 ", " Fugues Tempérée " qui traduit son intérêt pour la musique classique), Loeffler confirme en permanence son statut d'improvisateur inspiré et audacieux, doté d'une maîtrise instrumentale hors pair. ...

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Claude Oberg - Jazz Magazine juin 2007

Voici venir un nouveau CD de Marcel Loeffler. Après le très bon " Source manouche " paru en 2005, il nous revient avec un " Hommage " de grand cru. Comme pour le précédent CD, c’est encore pour lui l’occasion de s’entourer d’amis et musiciens de renom. Et l’ambiance générale du CD s’en ressent. Rencontres, partages, discussions musicales sont les moteurs de cet album. Ce qui étonne toujours avec Marcel Loeffler, c’est cette capacité à proposer des univers… Lire la suite…

…différents tout en gardant une homogénéité tout au long de l’album. Les guitares électriques ou acoustiques de Mandino Reinhardt, Dino Mehrstein, David Reinhardt ou Yorgui Loeffler viennent colorer les treize morceaux que constituent cette galette. Costel Nitescu laisse virevolter son violon sur quatre morceaux et notamment sur la très belle version d’" Une histoire simple " ou de " Charleston ". Mais la surprise de ce CD vient de la voix chaleureuse de Cécile Verny. Cette chanteuse Afro-française née en Côte-d’Ivoire a connu un grand succès en allemagne avec son CD " European Songbook " sorti en 2005. Elle prend ici le chant sur " Time After Time ", sur une très belle version chant/Accordéon de " Dis quand reviendras-tu ? " de Barbara et sur " Sous le ciel de Paris ". Mais le liant de toutes ces fortes personnalités musicales vient du swing chaleureux et affûté de l’accordéon de Marcel Loeffler. C’est le trait d’union entre chacun des morceaux. A noter le solo de basse électrique de Gilles Coquard sur " L’oeuf coque ", un petit bijoux.

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Christof

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